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OLÉODUC MONTRÉAL-PORTLAND

Mis à jour le 27 juillet 2010

 

URGENCE ENVIRONNEMENT


Une compagnie veut pompé du sable bitumineux dans un

vieux pipeline âgé de 60 ans conçu pour du pétrole liquide.


Et en sens inverse!


Ce gros tuyau de pétrole passe par:


le Fleuve St-Laurent, les îles de Boucherville, Boucherville,

Ste-Julie (près d'une école secondaire), St-Basile-Legrand,

Les rivières Richelieu et Yamaska, St-Mathias, Marieville,

Ste Angèle de Monnoir, St-Césaire, Dunham, Mont-Sutton...

 

CARTE

(monteregieweb.com)

 

Catastrophe imminente en Montérégie.

L'oléoduc Montréal-Portland présentera un risque extrême de déversement.

Voir l'article de Monique Reeves du Journal Point Sud

paru sur le site www.monteregieplus.com

 

Conférence à Saint-Basile-Legrand

Voir la vidéo


Projet de pipeline entre Montréal et Portland

Voir l'article


COMITÉ POUR L'ENVIRONNEMENT DE DUNHAM

Voir le site

 

Au tour des citoyens de Potton de se mobiliser

Voir l'article


Madame la ministre Beauchamp,

soyez conséquente dans vos engagements

Voir l'article

 

La menace terroriste

Voir l'article

 

Le projet Trailbreaker

et ses conséquences environnementales

Voir l'article


Diversion?

Voir l'article

 


INFORMATION SUR LES DÉVERSEMENTS DE PÉTROLE

AU QUÉBEC


Projet trailbreaker - comité Dunham

Voir


On y découvre


Qu'il y a déjà eu un déversement de pétrole

à Saint-Césaire sur ce pipeline en novembre 1999.


Qu'il y aurait eu un déversement de 45,000 litres.

Et qu'il resterait toujours des résidus.


Selon un rapport d'Urgence Environnement Québec,

on n'a récupéré qu'une partie du pétrole perdu

soit seulement 36,000 litres.


2 déversements pétroliers chez Ultramar

à Lévis et Saint-David

Totalisant plus de 375,000 litres.


Et


PLUS D'UN MILLION de litres de paraxylène

dans le port de Montréal

par un sous-traitant d’Ultramar,


Dans le cas du paraxylène à Montréal,

le ministère et l’entreprise ont carrément caché

l’information au grand public, pendant près de 5 ans

 

Voir l'article de Portail de l’environnement du Québec


Montréal-Est Déversement toxique passé sous silence

Voir l'article de Radio Canada


Déversement de paraxylène dans le port de Montréal

L'enquête publique s'impose pour faire toute la lumière

sur ce désastre environnemental

 

Le Conseil régional de l'Environnement de Montréal et le Comité de vigilance environnemental de l'Est de Montréal ont fait parvenir à la ministre du Développement durable de l'Environnement et des Parcs, madame Line Beauchamp, une correspondance pour réclamer une enquête publique concernant le déversement de plus d'un million de litres de Paraxylène au port de Montréal.

Voir le communiqué envoyé le 16 avril 2008

 

Port de Montréal toujours pollué

Voir l'article de Radio-Canada

 


DÉVERSEMENT DE PIPELINE


À LAVAL


LE 26 FÉVRIER 2010

 

PLUS DE 5000 LITRES D'ESSENCE ET DE DIESEL


DANS L'ENVIRONNEMENT


Les appareils de détections n'ont pas décelé la fuite.

Cette fuite était mineure, elle fut évalué à

1 litre par minute par la compagnie.

14 jours de fuites avant sa découverte.


C’est un citoyen qui a sonné l’alarme

en voyant des hydrocarbures

à la surface de l’eau

du ruisseau Lapinière et de la rivière des Prairies.


Voir l'article de rue Frontenac


Un déversement à Laval fait craindre le pire

Voir l'article de Cyberpresse


Le gouvernement fédéral veut régler le

problème des déversements de pétrole


Le ministère fédéral de l'environnement estime

qu'une douzaine de déversements chacun représentant

environ 4000 litres de pétrole sont déclarés chaque jour.

Cela représente plus de 17,5 millions de litres de pétrole

qui se retrouvent annuellement dans les

écosystèmes marins canadiens.

Voir l'article du 10 juin 2010


Qu'arrivera-t-il si le pipeline Montréal-Portland

brise sous le fleuve St-Laurent ou dans

une zone agricole ou forestière non surveillé,

ou si la foudre frappe?


Doit-on ignoré ces risques?

 


Enbridge pipeline Company

610 fuites depuis 10 ans

Une moyenne de 61 déversements par année.

 

 

Le 26 juillet 2010


Déversement de pétrole d'un oléoduc causé par un

mauvais fonctionnement d'une station de pompage


Un pipeline qui date de 1960

 

­ An Enbridge Pipeline Company

pumping station malfunctioned,

sending crude oil into Kalamazoo River.

Voir l'article (Andy Fitzpatrick/The Enquirer)

 

Une fuite dans un oléoduc appartenant

à la compagnie canadienne Enbridge

s'est produite à Marshall au Michigan

Plus de trois millions de litres de pétrole se sont

répandus dans le ruisseau Talmadge qui coule en

direction de la rivière Kalamazoo qui elle,

se déverse dans le lac Michigan


Mardi après-midi,

le pétrole s'était propagé à 26 kilomètres

en aval de la fuite dans la rivière Kalamazoo

Voir Voir les articles voir le reportage


Déversement pétrolier au Michigan

Enbridge dit avoir contenu la fuite

 

L'agence environnementale américaine estime la quantité

d'hydrocarbures répandus à plus de 3,8 millions de litres.

Le pétrole a souillé au moins 55 kilomètres de la rivière.

 

Selon ce que rapporte l'Associated Press, une filiale d'Enbridge a été prévenue en janvier par les autorités américaines des problèmes d'érosion du pipeline.  D'autres documents obtenus par un journal local américain indiquent que l'entreprise a reçu plusieurs amendes pour violation de règlements sur la sécurité des pipelines. Depuis 10 ans, Enbridge aurait aussi été aux prises avec 610 fuites sur ses différents pipelines.

Voir l'article de Radio-Canada du 30 juillet 2010

 

 

Le 17 juillet 2010


Un pipeline explose en chine

Voir la vidéo Voir l'article de AFP

 

Le 10 mai 2009


Explosion Pipeline à Moscou

Des flammes de près de 200 mètres de haut

Selon le journal LePoint

Les accidents de ce type restent fréquents en ex-URSS du fait

du vieillissement des installations et, ces derniers mois,

des explosions sérieuses de gazoducs ou oléoducs

se sont produites au Turkménistan et en Moldavie.

Voir les vidéos

 

Le 6 août 2008

Explosion de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan

Causé par une défaillance mécanique.

Une installation toute neuve datant de 2006

Voir Voir les articles


Doit-on oublié tous ces incidents?

 

Site sur les déversements de pétrole


Oil Rig Disasters

Voir le site


DÉVERSEMENT DU GOLFE DU MEXIQUE


Une pièce défectueuse a provoqué l’explosion et l’incendie le 20 avril dernier de la plateforme pétrolière «Deep Water Horizon» de la compagnie multinationale BP

Et constatant les dégâts environnementaux subit dans le golfe du Mexique avec installations pétrolières neuves et ultra modernes soi-disant adéquates et totalement sécuritaires mais dont le mécanisme prévu pour arrêter le flot du pétrole qui s'écoule n'a pas fonctionné adéquatement.

Lequel est depuis 6 semaines toujours hors contrôle et ne cesse de ce déverser dans l'environnement mettant en péril la faune et l'environnement.

Malgré plusieurs tentative de contrôle il y a toujours des déversements de 40,000 litres par jour au fond de l'océan.

«Spill, Baby, Spill»

Voir l'article

 

La marée noire en 14 questions

Voir l'article

 

Le pétrole s'infiltre dans les marais de la Louisiane

Voir l'article


Les marais louisianais affectés pour des décennies

Voir l'article

 

800 000 litres de pétrole s'échappent chaque jour

Voir l'article

 

BP minimise l'impact de la marée noire

Voir l'article


BP reconnaît avoir sous-estimé la fuite de pétrole

Voir l'article


Marée noir aux États-Unis:qui portent les responsabilités?

Voir l'article.

 

Marée noire - Toute la responsabilité sur BP

Voir l'article.

 

La fuite de pétrole est cinq fois plus importante que prévu

Voir l'article


La nappe de pétrole continue de s'étendre

Voir l'article


La marée noire dépasserait en ampleur

celle de l'Exxon Valdez

Voir l'article


La restauration du golfe du Mexique prendra des années

Voir l'article

 

Seule une infime partie du pétrole pourra être récupérée

Voir l'article.

 

BP ravive encore les espoirs de contenir la fuite

Voir l'article

 

Le DG de BP abandonne la gestion de la marée noire

Voir l'article

 

Golfe du Mexique: le captage du pétrole interrompu

Voir l'article

 

Le méthane menace l'écosystème du golfe du Mexique

Voir l'article


En cas de faillite qui paiera la facture?

 

Tous étaient approuvé par le gouvernement américain!


Les plans anti-marée noire de BP pour le golfe du Mexique,

validés par les autorités américaines l'an dernier,

sont truffés d'omissions et d'erreurs flagrantes,

montre une analyse de l'Associated Press

À LIRE ABSOLUMENT VOIR


ALASKA


Le 24 mars 1989, l'histoire du super pétrolier Exxon (Esso) Valdez.

Les dommage à l'environnement sont toujours présent en Alaska

C'est sans compté les animaux morts.

Voir l'article sur 20 minute.fr


Constaté la façon que la cour suprême a changé l'indemnisation

des victimes après un deuxième procès et 19 ans d'attentes.


On constate les dommages que le pétrole peut faire à l'environnement!


Les dommages subit prendront des années avant d'être corrigé.


Et on ne devraient pas s'inquiéter!

 

Considérant que l'inversion du flux du pétrole dans l'oléoduc apportera les dommages suivants :

* Un bris éventuel (accident) polluera notre environnement: terrains, eau (puits et cours d'eau).

* Du pétrole sale circulera dans un oléoduc traversant le Québec, son territoire agricole et urbain;

* Le Québec n’a aucun intérêt stratégique ou énergétique à faire circuler du pétrole en provenance des sables bitumineux de l’Alberta;

* Aucun emploi ne sera créé dans nos régions (et en fera perdre à Montréal);

* La construction de 3 stations de pompage augmentera les nuisances créées par l'inversion du flot;

* Ce pompage augmentera la pression différentielle dans des vieux tuyaux de 1950 et 1960, ce qui multipliera les risques d'accidents;


Considérant que l'oléoduc actuel ne peut être modifié sans risques environnementaux.

Des citoyens demandent à l'Assemblée nationale de bien vouloir exiger de la ministre du développement durable, de l'environnement et des parcs (MDDEP) d'instituer une enquête du BAPE et des auditions publiques sur l'inversion du flux dans les pipelines de Montréal-Portland.

Ils ont déposé une première pétition de 2400 noms. Voir l'article


Voir l'article de Radio Canada Voir l'article de Branchez-vous

 

Doit-on accepté ces risques?

 

NON!


UNE ENQUÊTE DU BAPE ET DES AUDITIONS PUBLIQUES

SONT LA MOINDRE DES CHOSES!


 
Union pour le respect des animaux

 
Aide juridique pour tous?

QUELLE JUSTICE AVONS NOUS AU QUÉBEC?


Pendant des années, l'aide juridique au Québec a été un modèle de justice sociale. Une sorte d'assurance juridique qui permettait à ceux qui n'en avaient pas les moyens d'avoir recours aux services d'un avocat pour se défendre. Mais, un peu comme la santé, l'aide juridique a souffert des compressions budgétaires. Si bien qu'on peut parler, là aussi, de listes d'attentes, mais surtout de bénéficiaires qui n'ont plus accès au service en raison des nouveaux critères d'accessibilité. C'est ainsi que des milliers de gens qui, au début de l'implantation du régime en 1972, avaient droit à un avocat, sont maintenant exclus du programme.

Le barreau et d'autres organismes ont déjà dénoncé cette atteinte au droit à une justice pour tous, mais il a fallu que des membres d'un groupe de motards aient accès à l'aide juridique pour que le débat reprenne.

Voyez l'article et le reportage de Zone libre ici

Voyez les reportages:_Première partie__ Deuxième partie

Journaliste : JEAN-MICHEL LEPRINCE __Réalisateur : PIERRE DEVROEDE

 


 
Lutte contre la corruption

 

Le 9 décembre de chaque année c'est la


Journée internationale de lutte contre la corruption

 

Les autres jours de l'année c'est la pratique de la corruption.

 

Par la résolution 58/4 du 31 octobre 2003, l'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 9 décembre Journée internationale de lutte contre la corruption.


Cette décision fut prise pour sensibiliser le monde à ce problème et pour faire connaître le rôle de la Convention des Nations Unies contre la corruption, en matière de lutte et de prévention.


Téléchargez la Convention des Nations Unies contre la corruption

 


Le Canada l’a signée le 21 mai 2004


Il l’a ratifiée le 2 octobre 2007, après l’entrée en vigueur du projet de loi C-48.

 

 

Voici le Projet de loi C-48


Loi modifiant le Code criminel en vue de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption.


Contexte

A. Objectif du projet de loi

 

Le projet de loi C-48 : Loi modifiant le Code criminel en vue de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption a été déposé à la Chambre des communes et a franchi l’étape de la première lecture le 22 mars 2007. Le projet de loi apporte des modifications de nature technique aux dispositions du Code criminel(1) touchant les infractions de corruption et les biens infractionnels pour permettre au Canada de ratifier et de mettre en œuvre la Convention des Nations Unies contre la corruption, qui est entrée en vigueur en décembre 2005.

B. La corruption


En général, la corruption s’entend de l’exploitation d’une situation de confiance, généralement dans le secteur public, dans le but d’en tirer un avantage personnel, qui peut être financier ou non. La corruption peut revêtir différentes formes, notamment la subornation, l’extorsion, le blanchiment d’argent, le trafic d’influence, le népotisme, le favoritisme et le détournement de fonds.

Les conséquences d’un régime corrompu peuvent être énormes pour les personnes qui vivent sous son influence : « altération des valeurs morales, de la démocratie et de la bonne gouvernance; gaspillage et mauvaise utilisation des ressources; obstruction de la concurrence dans le secteur privé; hausse du prix des biens et des services; ralentissement de la croissance économique; entrave aux efforts d’allégement de la pauvreté; apathie et cynisme; manque de respect pour l’autorité constituée; encouragement au crime organisé; souvent, violations des droits de la personne. En outre, la corruption rend moins efficace l’aide reçue par les économies en voie de développement et elle affaiblit le soutien des populations nationales face à l’aide à l’étranger. Le problème s’aggrave dans l’actuel climat de mondialisation, où les capitaux, les renseignements, les personnes et les entreprises circulent de plus en plus librement et rapidement d’un endroit à l’autre, rendant la reddition des comptes plus difficile. »(2)

En ce qui concerne plus particulièrement la pauvreté, la corruption « nuit à la performance économique, réduit l’emploi et diminue les chances de réduction de la pauvreté. Même la petite corruption accroît considérablement les frais associés au fait d’entreprendre des activités productives […] La petite corruption affecte de façon disproportionnée les personnes à faible revenu […] Pour celles qui n’ont pas d’argent ni de relations, la petite corruption dans la santé publique ou les services policiers peut avoir des conséquences catastrophiques. »(3)

En raison de sa nature même, il est difficile d’évaluer même de manière approximative le niveau de corruption au sein des pouvoirs publics d’un pays, ainsi que les coûts humains et financiers de la corruption dans le monde. Transparency International, une organisation non gouvernementale dont le siège social est à Berlin, a signalé que près de trois quarts des 163 pays compris dans son enquête annuelle de 2006 présentaient des niveaux de corruption considérés élevés. Dans près de la moitié de ces pays, on estime que la corruption est endémique.

Ces résultats sont conformes aux conclusions antérieures du Gallup International Millennium Survey sur l’opinion mondiale, dans le cadre duquel 57 000 adultes de 60 pays ont été interrogés d’août à octobre 1999. On avait alors demandé à ces personnes de choisir des mots dans une liste pour décrire la manière dont ils voyaient leur gouvernement. Dans la très grande majorité des cas, les deux qualificatifs les plus courants étaient corrompu et bureaucratique. Seulement un citoyen sur dix environ a choisi des options positives comme juste et efficace.

Compte tenu des effets extrêmes et pernicieux de la corruption sur les vies humaines, et de sa présence dans la majorité des pays du monde, les Nations Unies ont lancé une initiative internationale en vue de l’élaboration d’une convention contre la corruption.

C. La Convention des Nations Unies contre la corruption


En 1996, le G8 a adopté ses Recommandations sur la criminalité transnationale(4). Dans ces recommandations, le G8 soulignait que « [l]es États devraient coopérer à la négociation fructueuse d’une Convention des Nations Unies sur la corruption » et que « [l]es États devraient adopter des mesures législatives et réglementaires efficaces pour combattre la corruption, établir des normes de bonne gouvernance, promouvoir des comportements commerciaux et financiers légitimes, et développer des mécanismes de coopération afin de contenir les manœuvres frauduleuses ».

Le 4 décembre 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution(5) selon laquelle il serait souhaitable d’élaborer un instrument juridique international efficace contre la corruption. Un comité spécial a été créé pour négocier l’instrument(6) visant « à renforcer la capacité qu’ont les pays de lutter contre la corruption et à créer cette capacité dans les pays qui ne l’ont pas encore »(7).

Le texte de la Convention contre la corruption a fait l’objet de négociations pendant sept séances tenues de janvier 2002 à octobre 2003, puis il a été adopté par l’Assemblée générale le 31 octobre 2003(8) et a été ouvert à la signature par les États membres. Des représentants de plus de 120 gouvernements ont assisté à la conférence de signature de haut niveau tenue à Mérida, au Mexique, du 9 au 11 décembre 2003.

Après avoir signé la Convention, les États membres doivent rendre leurs pratiques conformes à ses conditions et la faire ratifier à l’échelle nationale. Conformément à ses propres termes(9), la Convention est entrée en vigueur le 14 décembre 2005, 90 jours après avoir été ratifiée par le 30e État(10). Jusqu’à maintenant, plus de 140 États l’ont signée et 102 d’entre eux l’ont ratifiée(11). Le Canada l’a signée le 21 mai 2004 et l’a ratifiée le 2 octobre 2007, après l’entrée en vigueur du projet de loi C-48.

La Convention des Nations Unies contre la corruption a été décrite comme « l’initiative internationale la plus importante pour lutter contre la corruption dans le monde »(12). Selon un communiqué de presse de l’ONU(13), les points saillants de la Convention incluent :

 

La prévention. La corruption peut faire l’objet de poursuites après coup, mais il faut d’abord et avant tout la prévenir. Un chapitre entier de la Convention porte sur la prévention. Il présente des mesures de prévention destinées aux secteurs public et privé. Ces mesures comprennent des politiques préventives modèles, comme la création d’organismes de lutte contre la corruption, ainsi qu’une transparence accrue en ce qui concerne le financement des campagnes électorales et des partis politiques. Les États doivent veiller à ce que leur fonction publique soit assujettie à des mesures de protection qui favorisent l’efficacité, la transparence et le recrutement fondé sur le mérite. Une fois recrutés, les fonctionnaires devraient être assujettis à des codes de conduite, à des exigences en matière de divulgation de renseignements financiers ou d’autre nature, et à des mesures disciplinaires appropriées. Il faut également faire la promotion de la transparence et de la responsabilité en matière de finances publiques, et fixer des exigences précises pour la prévention de la corruption dans les secteurs particulièrement critiques de la fonction publique (comme la magistrature et les achats gouvernementaux). Les personnes qui utilisent les services publics doivent s’attendre à ce que leurs fonctionnaires respectent des normes de conduite élevées. La prévention de la corruption exige aussi des efforts de la part de tous les membres de la société. Pour ces raisons, la Convention incite les pays à promouvoir activement la participation des organisations non gouvernementales et communautaires et celle d’autres intervenants de la société civile, et à sensibiliser le public à la corruption et à ce qui peut être fait pour la faire disparaître.
La criminalisation. La Convention contraint les pays à créer des infractions criminelles ou d’autres types d’infractions pour toute une gamme d’actes de corruption, si ces derniers ne sont pas déjà considérés comme des crimes par le droit interne. Dans certains cas, les États ont l’obligation légale de créer des infractions; dans d’autres cas, afin de tenir compte des différences d’ordre juridique d’un pays à l’autre, ils doivent envisager de le faire. La Convention va plus loin que les instruments de ce genre qui l’ont précédé en criminalisant non seulement les formes habituelles que prend la corruption, comme les pots-de-vin et le détournement de fonds publics, mais aussi le trafic d’influence et la dissimulation et le blanchiment des produits de la corruption. Elle traite aussi des infractions commises pour soutenir la corruption, dont le blanchiment d’argent et l’entrave à la justice ainsi que du problème de la corruption dans le secteur privé.
La coopération internationale. Les pays ont convenu de collaborer sur tous les plans de la lutte contre la corruption, y compris la prévention, les enquêtes et la poursuite des contrevenants. En vertu de la Convention, les pays doivent offrir des formes précises d’entraide juridique en vue de réunir et de transférer des éléments de preuve qui seront utilisés en cour pour extrader les contrevenants. Les pays sont aussi tenus de prendre des mesures pour favoriser le repérage, le gel, la saisie et la confiscation des produits de la corruption.
Le recouvrement des actifs. Lors d’une percée majeure, les pays se sont entendus sur le recouvrement des actifs, qui est explicitement décrit comme « un principe fondamental de la Convention […] ». Il s’agit d’une question particulièrement importante pour de nombreux pays en développement, où des dirigeants corrompus ont pillé la richesse nationale, et où des ressources sont plus que nécessaires pour la reconstruction et la réhabilitation des sociétés sous de nouveaux gouvernements. Il a fallu mener des négociations intensives sur cet aspect pour parvenir à une entente, parce qu’il fallait concilier les besoins des pays cherchant à recouvrer des éléments d’actif obtenus de manière illicite et les garanties juridiques et procédurales prévues dans les pays dont l’aide est requise. Plusieurs dispositions précisent la forme que prendront la coopération et l’aide. Dans le cas du détournement de fonds publics, par exemple, les biens confisqués doivent être retournés à l’État le requérant. Dans le cas des produits de toute autre infraction prévue à la Convention, les biens doivent être retournés à l’État le requérant, à la condition qu’il y ait une preuve de propriété ou une reconnaissance du tort causé à cet État. Dans tous les autres cas, la priorité sera accordée au retour des biens confisqués à l’État le requérant, au retour de ces biens aux propriétaires légitimes, ou à l’indemnisation des victimes. Des dispositions efficaces sur le recouvrement des actifs appuieront les efforts des divers pays pour corriger les pires effets de la corruption, tout en envoyant aux fonctionnaires corrompus le message qu’il n’y aura aucun endroit où ils pourront cacher leurs éléments d’actif acquis de manière illicite.

Description et analyse

Le projet de loi apporte les modifications suivantes au Code criminel pour permettre au Canada de respecter les exigences de la Convention contre la corruption et de devenir partie à cette Convention :

  • Plusieurs dispositions(14) sont modifiées pour prévoir la confiscation des instruments ayant servi à commettre un acte criminel prévu par la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers(15) (art. 1, 8 à 11).
  • La définition de « fonctionnaire »(16) qui s’applique aux infractions de corruption dans la partie IV du Code criminel est modifiée, conformément à la jurisprudence(17), afin de préciser que le terme « fonctionnaire » inclut une personne élue pour remplir une fonction publique, et non pas seulement une personne nommée (art. 2).
  • Les dispositions existantes sur la corruption(18) sont modifiées pour clarifier le fait qu’un acte de corruption peut être commis de manière directe ou indirecte, et qu’il n’est pas nécessaire que la personne qui commet l’acte de corruption en retire les avantages (art. 3 à 7).

Des modifications d’ordre administratif sont aussi apportées au libellé de la version anglaise de plusieurs des articles mentionnés ci-dessus pour le rendre plus neutre sur le plan du genre.

Le projet de loi est entré en vigueur dès qu’il a reçu la sanction royale, le 31 mai 2007.  Le Canada a ratifié la Convention ultérieurement, soit le 2 octobre 2007.


Voir le Projet de loi C-48 sur le site du Parlement du Canada

 

C'est bien beau tout ça mais il faudrait l'appliquer


 


 

L’Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption


L’Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption (GOPAC) est un réseau international de parlementaires voués au bon gouvernement et à la lutte contre la corruption dans le monde.

Ce site Web se veut un portail pour les parlementaires et les autres personnes intéressées à se joindre aux forces qui luttent contre la corruption et font la promotion du bon gouvernement. Voir le site

 

MANUEL DU PARLEMENTAIRE:  COMBATTRE LA CORRUPTION

Cliquez ici pour le télécharger.



 
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